Murmures – Interview de Mark Levental

Interview de Mark Levental

Layla

Bon, on se connaît alors on va tout de suite mettre de côté le vouvoiement tant prisé sur les plateaux télé alors que tout le monde sait que les intervenants picolent ensemble ! Pour commencer, BRAVO !!! « Les maux du prophète » m’a vraiment fait bien marrer. Mais quelle imagination… L’histoire t’est-elle venue d’un coup ou bien s’est-elle « révélée » à toi au fil des pages Word ?

Merci, ça me fait très plaisir. Eh bien, ça faisait pas mal de temps que je cherchais à inventer un super-héros embarrassé. Mais quel pouvoir inventer ? Et puis, une nuit, j’ai eu le personnage principal, le début de l’histoire dont la scène qui se déroule à l’Usine, et la fin. Par la suite, les idées loufoques se sont enchaînées, mais l’histoire ne serait certainement pas aussi développée sans les encouragements de mon éditeur (et ami).

C’était un premier essai ou bien tu as commencé par écrire des nouvelles?

J’ai écrit des trucs à l’époque de l’école de com. Mais un jour, j’ai eu l’idée de participer à un concours « jeunes auteurs » où j’ai pondu un texte qui repiquait par pure coïncidence une pelletée d’éléments de « Le vieil homme et la mer ». Du coup, j’ai pas fait trop forte impression. Quelques mois plus tard, j’ai lu Hemingway et ça m’a mis dans une colère pas possible. Ca s’est soldé par une grève de la plume de pas loin de 10 ans…

Et heureusement pour nous t’as décidé de te remettre à l’ouvrage. Une fois lancé, écrire était plus une envie ou un besoin?

Dans un premier temps, le but était d’écrire un truc qui ferait marrer les copains. C’était donc un pur plaisir, mais très vite, j’avais envie de me prouver que j’étais capable de faire un bouquin. Ca paraît très con, mais c’est honnête. Par la suite est arrivée une véritable phase de travail où, parfois, le plaisir était exclu. Mais la motivation venait de mes personnages. Je les avais mis dans la m… c’était comme s’ils m’appelaient pour que je les en sorte. C’était donc un besoin pour eux.

Tiens, en parlant d’eux, y a vraiment de tout! Un messie qui a tout de l’anti‑héros, un chanteur qui balance entre Mylène Farmer et Henri Dès, des anges qui pètent les plombs, un flic qui a vu l’ours et en guest‑star Peter Steele, j’en passe et des meilleures. Vu que c’étaient eux qui te poussaient à écrire, a‑t‑on une chance d’avoir de leurs nouvelles?

Beeeen… Le fameux flic qui a vu l’ours est un des personnages centraux du livre que je suis en train d’écrire. Il y a aussi un membre de la famille du chanteur schizophrène et des références au Messie de temps à autres. C’est tout. Concernant Peter Steele, malheureusement, je crois que la messe est dite…

Tu as donc un nouveau bouquin sur le feu, nickel! C’est pour bientôt?

Aucune idée. À mon avis, c’est beaucoup trop cinglé pour être publiable.

Ah ben ça promet car « Les maux du prophète » n’est pas le livre le plus « équilibré » que j’aie pu lire;‑)) Tu es amateur de metal et tu as placé pas mal de clins d’œil dans ton livre. Je vais donc dévier un peu… Ton groupe préféré?

Difficile à dire. J’ai commencé à écouter du Metal avec WASP, puis Maiden et Metallica. J’adore Coroner, Paradise Lost, Slayer, Grip Inc., Kreator, mais aussi des trucs comme Solitude Aeturns, Candlemass, Alice Cooper, Manowar. Un peu de Samaël de temps en temps, voire du Emperor. Ca varie, quoi.

Comme tu as l’air d’apprécier ce lieu, un bon concert que tu as vu à l’Usine?

Coroner, sans hésiter. En 94, je crois. Pas beaucoup de monde dans la salle, mais déchaînés. Les gars étaient impressionnants. Je m’étais jeté une quinzaine de fois depuis la scène. Le bassiste‑chanteur a pris un peu peur, à un moment, parce que je tiens pas mal de Sébastien Chabal et lui… ben non. Mon dernier saut s’est achevé dans une grande flaque de bière. Après, j’ai arrêté. C’est un souvenir impérissable. Quand on sait qu’ils ont splitté peu après, ça fait quelque chose.

Ah, pour les groupes préférés, j’ai oublié Type O Negative, ce qui est une connerie impardonnable.

Merci beaucoup d’avoir pris le temps de répondre à mes questions, mais je suis presque sûre que j’en ai loupé une essentielle. As‑tu donc quelque chose à ajouter?

J’ai pas encore eu ma bière, aujourd’hui. Du coup, je ne trouve rien à ajouter.

Une bière plus tard…

Oui, en fait j’ai encore quelque chose à ajouter mais c’est plutôt une question. Je voulais savoir quel passage tu as le plus aimé dans mon livre et aussi celui que tu as le moins aimé.

Ce que j’ai le plus aimé n’est pas un passage unique. Ces sont les diverses interventions de Lucifer et Cerbère (tel qu’il est décrit) m’a aussi beaucoup fait marrer. Ce que j’ai le moins aimé en revanche c’est les expérimentations de la catatonique à son réveil… Je suis une grande sensible, surtout sur ce genre de sujets. Mais c’était vite passé!

Merci Layla, et que Gérard Cruchon veille sur toi et ton verre.

Article sur :

Les Maux du prophète

 

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