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Ils ont la trentaine, ils se sont lancés dans l’édition au rythme de quelques titres par année, en parallèle à un autre métier qui leur permet de vivre. Depuis le début des années 2000, plusieurs petites structures non professionnelles - basées sur le bénévolat - ont émergé en Suisse romande: Encre fraîche, Le Miel de l’Ours, ou Faim de siècle & Cousu mouche, pour ne citer qu’eux.
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PAPIER ET INTERNET
Créé à Fribourg il y a dix ans, Faim de siècle s’est associé avec les Genevois de Cousu Mouche, qui publient gratuitement des textes sur internet depuis cinq ans.
«Nous voulions partager librement des idées et des textes, sans penser à éditer professionnellement, raconte Oliver Humbel, de Cousu Mouche. Le web ne tue pas le livre, au contraire, l’un encourage l’autre.»
Le premier livre édité en commun, Mignardises (2005), reprenait ainsi des nouvelles parues sur le web. La plate-forme internet de Cousu Mouche sert également à la promotion, tandis que Faim de siècle assure la distribution via l’OLF.
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«On a démarré sur Fribourg, explique Charly Veuthey, de Faim de siècle, on était connus également en Valais, Cousu Mouche nous a ouvert Genève. Ils connaissent le milieu, les auteurs, et fonctionnent beaucoup en réseau.»
Les deux structures ont publié ensemble neuf ouvrages, dont quatre cette année, financés via des subventions diverses. «Nous avons déjà sorti des volumes sans aides, mais c’est risqué, explique Charly Veuthey. On n’a rien gagné ni perdu pour l’instant, mais si l’on veut survivre vraiment, il faut vendre, ne pas compter que sur les subventions.»
Oliver Humbel insiste sur le travail de fond effectué avec les auteurs.
«Nous n’avons pas les moyens pour la quantité, donc la qualité est importante, également au niveau visuel.»
Quant à l’avenir, Charly Veuthey le voit «radieux», enchanté de l’accueil reçu par ses derniers livres. Il note qu’en Suisse romande, beaucoup d’éditeurs importants approchent de l’âge de la retraite. «Je pense à L’Age d’homme ou à L’Aire; on est prêts à sauter dans ces places libres.»
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