| Une nouvelle dans la nouvelle | ||||
| DANIEL FATTORE | ||||
| En cette fin de printemps, les éditeurs Faim de siècle et Cousu mouche misent sur la jeunesse, plutôt deux fois qu’une: ils viennent de publier "Les Inchangés" de Magali Bossi, ainsi que "Darwin mon amour" de Marie D. Hayoz. Les deux auteurs ont 19 ans. Sur ce billet, je m’en vais évoquer ma lecture de "Darwin mon amour", un bref recueil de nouvelles que j’ai eu le bonheur de lire aujourd’hui. |
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Il y a du travail dans cet ouvrage, un travail pertinent. Darwin? L’auteur prend le contre-pied du père de l’évolutionnisme dans le cadre de la nouvelle qui donne son nom au recueil. Celle-ci met en scène un bonhomme dont l’ambition majeure est, comme l’y pousse la société, d’être le meilleur en tout. La vie se charge de lui démontrer que ce n’est pas forcément possible. Conscient d’être minable, il cherche à sauver les apparences. Les exemples sont puérils, mais peut-être un peu vrais pour l’un ou l’autre des lecteurs: ne sortir que de gros billets de l’automate de la banque, aller manger son sandwich en cachette, un peu honteux. Naturellement, le bonhomme est égoïste/égotiste, ce que l’auteur souligne en alignant les "je", si possible en début de phrase (p. 16). Narcissisme? Il y a là un rayon de soleil prénommé Daniella. Mais celui-ci fuit l’odeur de renfermé que dégage le personnage principal. Jusqu’au moment où il pète un câble, au sens le plus littéral, et fait ce que tout le monde rêve de faire: il passe son PC par la fenêtre. |
Violence? L’auteur peint alors le "retour aux arbres" (back to the trees?) du personnage, qui finit par se déplacer à quatre pattes, par se retrouver nu... et, enfin, par respirer et sourire, comme une bête. |
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