{"id":482,"date":"2002-10-01T12:20:20","date_gmt":"2002-10-01T11:20:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cousumouche.com\/?p=482"},"modified":"2013-07-10T12:11:37","modified_gmt":"2013-07-10T11:11:37","slug":"la-problematique-du-reveil","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.cousumouche.com\/?p=482","title":{"rendered":"La Probl\u00e9matique du r\u00e9veil"},"content":{"rendered":"<p>\u00c0 t\u00e2tons, je l\u2019ai trouv\u00e9<\/p>\n<p>\u2013\u00a0All\u00f4\u00a0!<\/p>\n<p>Le son de sa propre voix semble surgir d\u2019une autre galaxie lorsqu\u2019on baigne au milieu de ses r\u00eaves.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Bonjour Monsieur Sonat\u00a0! C\u2019est Brigitte Martin. Je vous t\u00e9l\u00e9phone comme vous me l\u2019aviez demand\u00e9 Les clients vous attendent dans exactement une heure.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Hum\u00a0!<\/p>\n<p>\u2013\u00a0\u00c7a va\u00a0? Vous \u00eates bien r\u00e9veill\u00e9\u00a0?<\/p>\n<p>Bon, Sonat, c\u2019est moi. Je suis chez moi. C\u2019est le milieu de la nuit. Ah non, il fait d\u00e9j\u00e0 jour. Brigitte, \u00e7a doit \u00eatre une femme. Elle n\u2019est pas \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi, mais au t\u00e9l\u00e9phone. Je connais sa voix. J\u2019y suis\u00a0: c\u2019est ma secr\u00e9taire. Elle a de jolis yeux, elle est tr\u00e8s ponctuelle et fade au possible. Ma secr\u00e9taire, me r\u00e9veille pour me dire d\u2019aller au bureau\u00a0? C\u2019est nouveau \u00e7a\u00a0? J\u2019arrive quand je veux, g\u00e9n\u00e9ralement en fin de matin\u00e9e. Les clients\u00a0? Quels clients\u00a0? Ah oui, des Japonais qui voulaient absolument un rendez-vous \u00e0 neuf heures du matin. Des fous\u00a0! Tout simplement des fous\u00a0!<\/p>\n<p>J\u2019ai un peu humidifi\u00e9 mes l\u00e8vres avant de parler.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Aujourd\u2019hui, c\u2019est bien jeudi\u00a0?<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Oui, Monsieur Sonat. Il est huit heures\u2026 Surtout ne vous recouchez pas\u00a0! Je vous pr\u00e9pare du caf\u00e9.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0C\u2019est aimable \u00e0 vous. J\u2019am\u00e8ne les croissants.<\/p>\n<p>Jamais on ne s\u2019\u00e9tait donn\u00e9 tant de gentillesses dans la r\u00e9gularit\u00e9 de nos habitudes. Mais elle m\u2019avait ordonn\u00e9 de ne pas me recoucher. Je l\u2019ai trouv\u00e9e tout de suite moins sympathique. Je suis all\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la salle de bains. J\u2019ai presque manqu\u00e9 de m\u2019endormir en m\u2019all\u00e9geant. Une femme, \u00e0 ma place, y serait encore. L\u2019avantage d\u2019\u00eatre \u00e0 la verticale. J\u2019ai regard\u00e9 ma tronche dans la glace. J\u2019ai lutt\u00e9 pour y d\u00e9couvrir des yeux. J\u2019ai ouvert le robinet d\u2019eau froide, j\u2019ai construit une fontaine avec mes deux mains et j\u2019ai jet\u00e9 mon visage dedans. Beaucoup de mousse \u00e0 raser et je passais la lame au ralenti pour ne prendre aucun risque. L\u2019exploit d\u2019un \u00e9quilibriste cul-de-jatte. Mais malgr\u00e9 tous mes efforts, je n\u2019arrivais pas \u00e0 retrouver les traits de mon visage.<\/p>\n<p>Le t\u00e9l\u00e9phone s\u2019est mis \u00e0 hurler encore une fois. Elle est gentille Brigitte, mais elle en fait un peu trop\u00a0! J\u2019ai empoign\u00e9 le combin\u00e9 en le maintenant \u00e0 bonne distance de ma barbe blanche.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Non, non, Mademoiselle Martin, je ne me suis pas recouch\u00e9. Tout va bien. Je serai \u00e0 l\u2019heure.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0C\u2019est qui celle-l\u00e0 encore\u00a0? T\u2019as d\u00e9j\u00e0 une nouvelle ma\u00eetresse\u00a0?<\/p>\n<p>Je n\u2019avais pas assez d\u2019air en moi pour soupirer comme je l\u2019aurais voulu.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Sonia tu sais que je dors \u00e0 ces heures-l\u00e0. Apr\u00e8s dix ans de mariage, tu devrais le savoir, quand m\u00eame\u00a0!<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Je vois que tu n\u2019as pas chang\u00e9. Tu n\u2019as jamais eu de savoir-vivre. Pourtant, tu pourrais me manifester\u2026<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Stop\u00a0! Tu veux quoi\u00a0?<\/p>\n<p>J\u2019\u00e9tais pr\u00eat \u00e0 aller lui chercher la Statue de la Libert\u00e9 \u00e0 la nage, pourvu qu\u2019elle me laisse respirer en paix. Surtout si t\u00f4t le matin.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Vendredi prochain, je garde St\u00e9phane.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Mais c\u2019est mon week-end\u00a0! On avait pr\u00e9vu d\u2019aller camper dans les Alpes.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Ben justement, il a un d\u00e9but de rhume. Je crois que serait mieux pour lui s\u2019il restait \u00e0 la maison.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Foutaises\u00a0! Un d\u00e9but de rhume en plein mois de juin\u00a0? Sonia, il a bient\u00f4t treize ans, notre fils, c\u2019est plus un nouveau-n\u00e9. Le week-end prochain, je vais camper avec lui. C\u2019est clair\u00a0?<\/p>\n<p>En criant, j\u2019avais envoy\u00e9 un peu de mousse aux alentours. Je commen\u00e7ais \u00e0 le trouver s\u00e9rieusement indigeste, ce jeudi matin.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0\u00c9coute Bruno, je trouve qu\u2019il est encore trop jeune pour\u2026<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Tu me les gonfles, Sonia\u00a0!<\/p>\n<p>Clap\u00a0!<\/p>\n<p>\u00c9videmment, lorsque j\u2019ai repos\u00e9 la lame sur ma joue, elle n\u2019a rien trouv\u00e9 de mieux que de s\u2019enfoncer et d\u2019ouvrir un petit ruisseau vermeil. J\u2019ai fini le boulot dans un bain de sang, j\u2019ai rinc\u00e9 le tout, je me suis asperg\u00e9 d\u2019after-shave et j\u2019ai tourn\u00e9 en rond pendant cinq bonnes minutes avec un bout de coton coll\u00e9 sur la figure. Je n\u2019avais toujours pas atterri dans mon corps et je me sentais autant \u00e0 l\u2019aise qu\u2019une baleine dans un bocal \u00e0 poissons rouges.<\/p>\n<p>J\u2019ai allum\u00e9 la radio pour qu\u2019elle me serve d\u2019horloge sous la douche. Les niaiseries pompeuses d\u2019une quelconque chanteuse ne m\u2019atteignaient bient\u00f4t plus. L\u2019eau bouillante m\u2019enveloppait dans un cocon rassurant. Les muscles se d\u00e9tendaient et ma t\u00eate retrouvait peu \u00e0 peu son \u00e9quilibre. Je disparaissais dans le flux r\u00e9gulier qui me coulait le long de l\u2019\u00e9chine et je commen\u00e7ais \u00e0 tol\u00e9rer l\u2019id\u00e9e d\u2019\u00eatre debout alors que la terre b\u00e2illait encore.<\/p>\n<p>Huit heures trente, le flash de Daniel P\u00e9tillon. Le gouvernement a annonc\u00e9 des restrictions budg\u00e9taires qui permettront de redresser l\u2019\u00e9conomie. Le Premier Ministre a d\u00e9clar\u00e9 que les 3% pourront \u00eatre atteint et ainsi permettre au pays de se replacer sur l\u2019\u00e9chiquier europ\u00e9en. L\u2019\u00e9ducation et la culture seront particuli\u00e8rement touch\u00e9es par ces mesures. Des pr\u00e9cisions dans notre journal de neuf heures\u2026 La poursuite des hostilit\u00e9s\u2026 Clap\u00a0!<\/p>\n<p>J\u2019ai laiss\u00e9 une inondation derri\u00e8re moi, mais c\u2019\u00e9tait une question de survie. Quelques secondes de plus et j\u2019\u00e9touffais sous ma douche, noy\u00e9 par les informations de huit heures trente. Aie, huit heures trente\u00a0! Les Japonais se rapprochent.<\/p>\n<p>J\u2019ai ouvert mon armoire et le constat m\u2019est clairement apparu. Un grand vide tr\u00f4nait \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9, habituellement, la pile de mes cale\u00e7ons propres me rassurait matin apr\u00e8s matin. Nu au milieu de mon appartement, je restais sans r\u00e9action face \u00e0 ce spectacle d\u00e9concertant. Je me perdais en pensant longuement \u00e0 la complexit\u00e9 de la vie moderne quand le t\u00e9l\u00e9phone m\u2019a sorti de ma torpeur.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Sonat\u00a0!<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Bonjour, j\u2019aimerais vous r\u00e9server deux places pour la repr\u00e9sentation de ce soir.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Pardon\u00a0?<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Je ne suis pas \u00e0 la Com\u00e9die\u00a0?<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Non, pas vraiment\u00a0!<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Oh, excu\u2026<\/p>\n<p>Clap\u00a0! Elle venait de me rappeler mon rendez-vous et je n\u2019avais plus le temps pour de longues politesses. Je suis retourn\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la salle de bains, j\u2019ai hum\u00e9 mon vieux cale\u00e7on et je suis arriv\u00e9 \u00e0 la conclusion que ni Brigitte, ni les Japonais ne soup\u00e7onneraient le subterfuge. Chaussettes, chemise, pantalon et, en essayant de mater une m\u00e8che rebelle devant le miroir, je me suis rappel\u00e9 que j\u2019avais promis des croissants. Ah, un caf\u00e9 noir avec un croissant et un petit verre de jus d\u2019orange\u00a0! J\u2019ai vu mes traits dessiner quelque chose de joli mais je me suis plant\u00e9 deux fois en nouant le n\u0153ud de ma cravate.<\/p>\n<p>J\u2019en \u00e9tais l\u00e0 quand le t\u00e9l\u00e9phone, dans un ultime assaut, r\u00e9duisit en miettes mes derni\u00e8res r\u00e9sistances nerveuses. Un coup d\u2019\u0153il \u00e0 ma montre. Si je partais dans la seconde, je pouvais encore arriver \u00e0 l\u2019heure pour les courbettes d\u2019usage. En oubliant les croissants, \u00e9videmment. Pauvre Brigitte\u00a0! Une sonnerie puis plus rien. Puis reprise de l\u2019attaque r\u00e9p\u00e9titive. Un code entre St\u00e9phane et moi.<\/p>\n<p>\u2013\u00a0Salut Fiston\u00a0! \u00c9coute, je suis vraiment press\u00e9, mais je te rappelle dans la journ\u00e9e. Ciao\u00a0!<\/p>\n<p>Il a bredouill\u00e9 quelques mots que je n\u2019ai pas eu le temps de capter. Le veston, sauter dans les souliers et j\u2019\u00e9tais d\u00e9j\u00e0 dans le couloir \u00e0 tapoter contre l\u2019ascenseur. C\u2019est en l\u2019ouvrant qu\u2019une cervicale a p\u00e9t\u00e9. Une barre de fer m\u2019a b\u00e9tonn\u00e9 toute la nuque et j\u2019ai tr\u00e8s bien reconnu le signal. Je n\u2019arrivais plus \u00e0 tenir la poign\u00e9e et la porte, dans un souffle l\u00e9ger, s\u2019est referm\u00e9e.<\/p>\n<p>Je me suis appuy\u00e9 contre le mur et, par la fen\u00eatre des escaliers, j\u2019observais deux pigeons sur le toit d\u2019en face. Le m\u00e2le, tout en gonflant ses plumes, roucoulait autour d\u2019une petite t\u00eate qui lui tournait le dos. Rien de nouveau, mais cette simplicit\u00e9, m\u2019aidait \u00e0 me remettre droit. Mes derni\u00e8res paroles me sont remont\u00e9es \u00e0 la conscience et j\u2019en pesais enfin l\u2019\u00e9normit\u00e9. J\u2019avais envoy\u00e9 sur les roses mon propre fils, le seul \u00eatre dans ce monde enlaidi pour qui je n\u2019avais jamais ressenti autre chose que de l\u2019amour. Et je ne savais toujours pas s\u2019il \u00e9tait r\u00e9ellement malade ou s\u2019il me t\u00e9l\u00e9phonait pour me dire que sa m\u00e8re s\u2019inqui\u00e9tait pour rien et qu\u2019il se r\u00e9jouissait d\u2019aller camper.<\/p>\n<p>Rappeler St\u00e9phane, papoter sur sa sant\u00e9, sur l\u2019\u00e9cole, sur les vacances, sourire \u00e0 la boulang\u00e8re en lui demandant les croissants, remercier Brigitte pour l\u2019excuse en or qu\u2019elle aura trouv\u00e9 \u00e0 l\u2019attention des Japonais et lui dire que son caf\u00e9, comme d\u2019habitude, est excellent. Ma nuque s\u2019adoucissait peu \u00e0 peu. Pour me r\u00e9concilier d\u00e9finitivement, j\u2019ai pris le petit escalier en bois qui m\u00e8ne jusqu\u2019aux toits. Je me suis assis en haut des tuiles et un petit vent est venu me r\u00e9veiller.<\/p>\n<p>La ville devenait de plus en plus petite et le reflet du soleil, sur le lac, s\u2019amusait dans une tranquille chaleur. Je la sentais me gagner, traversant langoureusement les diff\u00e9rentes couches de ma peau. Les bruits n\u2019arrivaient qu\u2019\u00e0 peine jusque l\u00e0-haut. L\u2019espace immense qui s\u2019ouvrait dans toutes les directions m\u2019enveloppait et me rassurait. Mon corps, pour la premi\u00e8re fois depuis ce matin, ne me semblait plus \u00e9tranger. J\u2019ai respir\u00e9, profond\u00e9ment. Un m\u00e9lange de gaz d\u2019\u00e9chappement et de relents industriels. J\u2019ai plong\u00e9 la main dans mon veston et j\u2019ai sorti une cigarette du paquet.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re bouff\u00e9e est all\u00e9e remettre ma cervicale en place. Les suivantes m\u2019ont totalement fait perdre la notion du temps. J\u2019\u00e9tais assis sous le soleil du matin et le tabac rauque me voyageait l\u2019esprit. Je d\u00e9collais de mes tuiles pour me balader de toit en toit puis, d\u2019un saut primesautier dans le bleu du ciel, je rejoignais le scintillement magique qui se transformait sans cesse au souffle du lac. Je me d\u00e9composais dans les \u00e9l\u00e9ments. Le feu, l\u2019air et la fum\u00e9e. Je me r\u00e9veillais \u00e0 la profondeur du jour. Je fumais ma premi\u00e8re cigarette.<\/p>\n<p>Avant de quitter ce sommet, j\u2019ai \u00e9cras\u00e9 le m\u00e9got qui est all\u00e9 rouler dans le ch\u00e9neau. Je titubais l\u00e9g\u00e8rement, rempli d\u2019ivresse matinale, heureux d\u2019avoir c\u00f4toy\u00e9 un bout d\u2019ailleurs. La journ\u00e9e pouvait commencer.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bon, Sonat, c\u2019est moi. Je suis chez moi. C\u2019est le milieu de la nuit. Ah non, il fait d\u00e9j\u00e0 jour. Brigitte, \u00e7a doit \u00eatre une femme. Elle n\u2019est pas \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi, mais au t\u00e9l\u00e9phone. Je connais sa voix. J\u2019y suis : c\u2019est ma secr\u00e9taire. Elle a de jolis yeux, elle est tr\u00e8s ponctuelle et fade au possible. Ma secr\u00e9taire, me r\u00e9veille pour me dire d\u2019aller au bureau ? C\u2019est nouveau \u00e7a ? J\u2019arrive quand je veux, g\u00e9n\u00e9ralement en fin de matin\u00e9e. Les clients ? Quels clients ? Ah oui, des Japonais qui voulaient absolument un rendez-vous \u00e0 neuf heures du matin. Des fous ! 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