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« On ne perd pas ceux qui vous font du bien de gaieté de cœur, ne crois pas ça, Eiram, toi qui me sembles plus fin que les mots que tu me jettes pour me faire réagir.
J’ai laissé la jalousie, la colère et tout ce qui m’encombre sur le bord du chemin, un jour, toute petite, parce que tout ce qui serre le cœur l’empêche de s’envoler, parce que j’ai toujours rêvé d’être un cerf-volant, parce que je ne peux renoncer au vent qui me porte.
Oui, j’ai ri, oui, j’ai pleuré, comme toi et comme les autres, mais je ne me suis jamais sentie coupable d’être ce que je suis. C’est cela et juste cela qui me vaut d’être dans une cage comme une bête curieuse. Je ne suis pourtant pas aussi légère qu’on le prétend, sans quoi, Eiram, je te prie de croire que je m’envolerais sur-le-champ! » |