Au milieu du XIXe siècle, des banquiers genevois fondent une entreprise coloniale, la Compagnie genevoise des colonies suisses de Sétif. La France veut alors peupler l’Algérie de colons européens et, du côté de l’arc lémanique, on décide d’en tirer profit. Lolvé Tillmanns s’empare de la fiction pour revisiter cette histoire méconnue à travers le regard de trois femmes: une épouse de banquier genevois, une paysanne vaudoise devenue colon et une adolescente algérienne qui voit les Souissis s’approprier ses terres. Elles disent les espoirs, les violences et les exactions de la Suisse coloniale.
Née en 1982, Lolvé Tillmanns grandit dans la campagne vaudoise. Spécialiste du secteur énergétique, elle travaille dans ce domaine pendant cinq ans. Elle présente sa démission pour se lancer tout entière dans la littérature en 2011.
Son travail interroge l’utilisation de la fiction afin de transformer des évènements de la Grande Histoire en une histoire qui a concerné de véritables individus. Elle publie, principalement des romans, depuis 2014. Elle a gagné trois bourses, en 2013 afin d’écrire trois mois à Gênes, en 2017, pour une résidence de six mois à Buenos Aires et en 2023 dans le cadre de la Biennale de Ouidah au Bénin. Elle propose des ateliers d’écriture à tous les publics et coache des auteurices amateurs et professionnelles. Sa prochaine publication est attendue à l’automne 2026 aux Éditions Casbah (Algérie), il s’agira de l’édition algérienne de son dernier ouvrage Colon ne s’écrit pas au féminin.
Retrouvez son travail sur son site www.lolvetillmanns.ch
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