Les gens qui doutent – Anne Sylvestre

J’voudrais bien, mais j’peux point. Une chanson ? Douce que me chantait ma maman ? Une petite cantate que nous jouions autrefois ? Trois petites notes de musique qui vous font la nique du fond des souvenirs ?

Ah non mais vraiment, je ne sais pas choisir. C’est vraiment troublant, j’vous le fais pas dire.

Mais je ne peux pas, je ne sais pas et je reste plantée là. Et maintenant ? Que vais-je faire ? Peut-être que toutes les chansons racontent la même histoire, mais faut pas croire ce que disent les journaux. J’ai compris tous les mots, j’ai bien compris merci. Mais j’ai des doutes (sur le cimetière des éléphants) C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup. J’ai des doutes (en ce qui concerne les insectes). Mais faut pas m’laisser plantée là, seule avec ces idées là.

Je sais pas. Et si … ?

J’ai un problème, je crois bien que je l’aime (cette chanson). Allez, ose, ose, redonne à la vie toutes ses couleurs. Je le sais, autour d’elle et moi le silence se fait, mais elle est ma préférence à moi.

Vous permettez, Monsieur, je vous le dis du bout des lèvres, ma plus belle histoire d’amour chanson c’est « Les gens qui doutent ». Et ça, j’en suis certaine !

J’aime les gens qui doutent
Les gens qui trop écoutent
Leur cœur se balancer
J’aime les gens qui disent
Et qui se contredisent
Et sans se dénoncer

J’aime les gens qui tremblent
Que parfois ils nous semblent
Capables de juger
J’aime les gens qui passent
Moitié dans leurs godasses
Et moitié à côté

J’aime leur petite chanson
Même s’ils passent pour des cons

De vous à moi, vous m’avez eue, mon amour (de la chanson française).*

*Tous les mots de ce texte sont issus de chansons (enfin, je crois)

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