• 11Jan

    Requiem pour la banque

    La banque était devenue le vrai lieu de culte où tout suisse honnête (c’est-à-dire un tant soit peu aisé) venait soulager son âme et placer son pécule. Dans une atmosphère de confessionnal on y déposait ses petits secrets et ses gros bénéfices. Mais aujourd’hui, l’infaillibilité de la banque est mise à mal. Et chaque citoyen doté d’économie souffre au plus profond de son cœur.

    © Cousu Mouche, 2012, tous droits réservés.

    Requiem pour la banque

    Paroles, musique et chant : Michaël Perruchoud
    Musique, chant et guitare : Sébastien G. Couture

    Le père travaillait dur pour bien nourrir le fils
    Et le saint esprit multipliait les bénéfices
    Aux grands messes d’actionnaires on ne se faisait pas prier
    Par pur oecuménisme de fusionner nos sociétés

    Les saintes n’étaient plus vierges mais savaient boire le champagne
    Et à l’heure de la prière prenaient des poses de Musulmane
    On était tout heureux de leur donner deux ou trois onctions
    Dépenser son bonus c’est toujours une bonne action

    J’me sens comme un mendiant
    Un Tatar assiégé
    Un demandeur d’asile
    Un saltimbanque
    J’me sens comme un barbare
    Comme un prêtre défriqué
    Je ne croirai plus dans la banque

    Et Daniel Vasella notre messie cravaté
    Distribuait les dividendes dans un grand champ de blé
    Les croix brûlaient dans la nuit pour éloigner les païens
    Les petits porteurs, les endettés, les gauchistes et les dalmatiens

    Mais notre foi est en crise et nos divinités vacillent
    Le néant entre en nos cœurs quand disparaît le profit
    Notre bon tronc des riches ne distribue plus de billets
    Et les hosties au foie gras se font rares sur les notes de frais

    REFRAIN

    REFRAIN

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Discussion 5 Responses

  1. 18 janvier 2013 à 17 h 23 min

    Trop drôle-) Excellent idée… de ne plus croire en la banque.
    Bravo !

  2. 18 janvier 2013 à 19 h 56 min

    Excellent texte, c’est juste dommage que la musique est aussi sexy que les chansons de Georges Chelon, dans les années 70 où pour être respectable (donc pas commercial), fallait être chiant. Ça se vérifie encore, les chansons de Tachan et de Ferrat ont plus mal vieilli que celles de Claude François; cherchez l’erreur.

    • 21 janvier 2013 à 9 h 27 min

      Monsieur, nous ne voyons pas ce que notre génie musical peut avoir à faire avec les Français d’origine louche que vous mentionnez. Sachez cependant qu’il est trop tôt pour savoir ce qui a mal vieilli; nous composons pour les millénaires à venir!

  3. 19 janvier 2013 à 10 h 59 min

    Trop bien les gars.

  4. 22 janvier 2013 à 17 h 15 min

    Je vous attendais sur Armstrong… Tu fais quoi, Rolf?

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