• 21Oct

    Y’en a point comme nous

    Il n’y en a point comme le peuple helvète. Travailleur, intègre, respectueux des lois et des personnes. Ouvert, digne et tolérant envers les autres cultures. Pas comme certaines personnes qui envahissent notre beau pays et souillent nos trottoirs en y tendant une main douteuse.

    © Cousu Mouche, 2010, tous droits réservés.

    Y’en a point comme nous

    Paroles, musique et chant : Michaël Perruchoud
    Paroles, musique, chant et guitare : Sébastien G. Couture

    Si je garde les mains dans mes poches
    Ce n’est pas à cause de ta peau
    Mais la confiance c’est pour mes proches
    Avec les autres je ne sais pas trop

    Plus c’est bridé, plus j’ai un doute
    Plus c’est foncé, plus j’m’assombris
    Mais il faudrait que tu m’écoutes
    Je ne voudrais pas être incompris

    Car ton désarroi c’est le mien
    Je souffre du cœur quand tu as faim
    Et si je verrouille mon pavillon
    Quand tu traînes dans les environs

    C’est à cause des statistiques
    Qui racontent l’insécurité
    C’est pas du racisme, c’est technique
    La triste équation du danger

    C’est la fatalité, je sais bien
    Entre nous il n’y a pas de haine
    Et tu détrousserais ton prochain
    Comme tu te détrousserais toi-même

    Moi, j’ai pas la brousse dans mes gènes
    Mais je comprends bien le topo
    On est fourmi à Einsiedeln
    Quand on est Cigale au Togo

    Tu vois, je te cite Lafontaine
    Car je tiens à rester affable
    Et l’obole que je ferai tienne
    Elle ne sera pas négligeable

    Il m’arrive d’aimer mon prochain
    D’ouvrir mon portefeuille, mon cœur
    De donner à qui tend la main
    Ou même à la chaîne du bonheur

    Je suis sensible à la misère
    Mais je sais qu’quand on veut on peut
    Un Suisse sur n’importe quelle terre
    La fructifie en moins de deux

    C’est parce qu’y’en a point comme nous
    Et qu’on a le culte du travail
    C’est écrit dans nos entrailles
    Mais je ne te méprise pas du tout

    Et mon sang ne fait qu’un tour
    À l’idée qu’tu d’viennes dépendant
    De nos montagnes de notre amour
    Et surtout de notre argent !

    Mais le pognon c’est comme le fendant
    Le Rivella et l’eau d’Henniez
    Faut être né le nez dedans
    Si l’on ne veut pas s’y noyer

    Je te dis ça c’est pour ton bien
    Ne t’obstines pas dans nos contrées
    Tu n’aurais rien à y gagner
    Notre méfiance, notre venin

    Je te dis ça pour ton avenir
    Lève tes fesses de mon trottoir
    À force de t’y voir croupir
    On va finir par t’en vouloir

    Et dis‑toi bien que malgré tout
    Tu ne seras jamais comme nous
    Car pour péter plus haut qu’son cul
    Faut vraiment être un gars du cru

    Car pour péter plus haut qu’son cul
    Faut vraiment être un gars du cru

    C’est parce qu’y’en a point comme nous
    Et qu’on a le culte du travail
    C’est écrit dans nos entrailles
    Mais je ne te méprise pas du tout

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